Toujours plus vite mais avec des questions
Mar 23, 2008
Craig Lord


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NDLT: La rédaction de cet article est antérieure aux records d'Alain Bernard sur 100m

Formule magique? La science la plus aboutie? Une meilleure gestion du sommeil? Un travail plus intelligent? De la thérapie génique? Des changements naturels entre les générations? Ou bien une amélioration artificielle d'origine douteuse? Quelle que soit l'explication, la question d'une révolution dans le monde du sprint en nage libre ne peut être éludée. Intéressons-nous aux messieurs en faisant le tour des accros à la vitesse avec un ensemble de statistiques qui ont mené à la conclusion indéniable que les performances réalisées dans ce prélude à Pékin 2008 sont une aberration absolue en regard de tout ce que nous avons pu connaître auparavant.

Ce qui fut n'est plus – et ce, presque exclusivement depuis Melbourne 2007.

Eamon SullivanLe top 10 actuel sur 50m nage libre commence à 21.56 – record du monde établi par l'australien Eamon Sullivan – et se termine à 21.84sec avec Cesar Cielo (BRE) qui a établi son temps en juillet 2007. Descendez à la 20e place et vous obtenez un 22.01 qui écarte les 22.03 de Pieter van den Hoogenband (PB) établies à Sydney 2000 (avec lesquelles il remporta le bronze 0.05sec derrière l'or partagé par les américains Gary Hall Jr. et Anthony Ervin) du top 20 – un an seulement après avoir été sorti du top 10.

Neuf des 20 temps du top 20 ont été réalisés depuis Melbourne 2007. Parmi ces neuf messieurs, Sullivan, Alain Bernard (FRA), Ben Wildman-Tobriner, Garrett Weber-Gale(USA), Cielo et Stefan Nystrand (SUE) ont tous couru sous les 22sec pour la première fois dans l'année qui vient de s'écouler.

La vague des temps éclairs a pris une nouvelle tournure lorsque Sullivan a battu le record du monde d'Alex Popov lors des championnats de Nouvelle Galles du Sud le mois dernier. Il a, ce faisant, enlevé 0.44sec à son meilleur temps personnel. Lorsque Gary Hall Jr, champion olympique en 2000 et 2004 a été interrogé à ce sujet, il a souligné qu'une telle amélioration de ses propres résultats est rare, pour le moins, et il a indiqué que cette course a été commentée sur les bords des bassins du monde entier comme étant "douteuse". Rien de ce qu'il a dit n'est faux.

Gary Hall JrLes australiens ont réagi en brandissant un bâton pour donner un coup sur la tête de Hall. Par pitié. Ce qu'ils auraient dû faire, c'est déclarer: "merci Gary de nous offrir l'opportunité d'expliquer ce qui a changé en ce monde depuis ton heure de gloire il y a trois ans. Sullivan réalise sûrement des choses hallucinantes à l'entraînement ; peut-être fait-il plus de travail de foncier que les 90-100 km par semaine que Popov pouvait parfois atteindre ; peut-être a-t-il débuté la musculation ; peut-être a-t-il bénéficié d'une ou deux bonnes saisons d'entraînements sans blessure (seule explication que j'ai entendue jusqu'ici pour justifier sa progression) ; peut-être portait-il "la" fameuse combinaison ; peut-être, peut-être, peut-être…

Quelles que soient les explications, il est certain que dans les prochains mois, des explications plus claires seront cherchées au sujet d'un sprinteur capable d'ôter 0.44sec de son meilleur temps. Nous ne parlons pas de passer de 23.5 à 23.0 ou même de 23.0 à 22.5. Il est question de descendre de 22.00 à 21.56: c'est 0.36sec de moins que ce qui était le troisième temps le plus rapide jusqu'en 2007 dans une épreuve qui ne peut être départagée par le chronométrage électronique, et c'est souvent le cas non pas aux dixièmes mais aux centièmes de seconde.

Je me suis posé une partie de la journée et j'ai travaillé sur les statistiques de progression des performances et de leurs variations pour les 21 temps les plus rapides de l'histoire chez les messieurs (21 car je voulais y inclure VDH, qu'on ne m'en veuille pas). Cela inclut tout le monde de Matt Biondi et Tom Jager (USA) à Popov, Hall et Ervin. La conclusion est: Sullivan est une aberration statistique. À 21 ans, il est passé de 22.59 à 22.00 en un an (2005-2006), son meilleur temps en 2007 est de 22.05 en final à Melbourne, une performance qui, à l'évidence, ne s'inscrivait pas dans un schéma de progression (il remporta le bronze sur le 100m), et le mois dernier, il a déclenché une tempête en devenant le premier australien détenteur du titre d'homme le plus rapide dans l'eau (non, je ne tiens pas compte du petit bassin).

Ainsi, comment s'inscrivent son passé et son présent vis-à-vis des plus rapides des rapides? En comparant les 10 temps individuels les plus rapides jamais nagés par les 20 messieurs derrière le détenteur australien du record du monde, l'écart moyen entre le meilleur temps personnel et le dixième est de 0.43s. Pour Sullivan, c'est 0.65s. Trois autres dans le lot brisent le moule: un vaste fossé de 1.07s au royaume des plus de 0.6s revient à Bernard et Cielo. Si l'on revient en arrière aux débuts de la carrière de Popov, Hall et Van den Hoogenband, aucun n'avait un saut d'amélioration de l'ampleur de celui de Sullivan, une fois leur adolescence passée, alors que l'étalement de leurs 10 meilleurs temps personnels tout au long de leurs longues carrières était étroitement cantonné entre 0.40 et 0.49s, en incluant les années creuses et olympiques.

Une course atypique et unique peut bien sûr rentrer dans ce décompte, les 22.0s de Sullivan en 2006 auraient pu rentrer dans cette catégorie. Un temps de 21.56 n'est pas complètement hors des courbes mais il impose, à n'en pas douter, de tout remettre à plat pour les saisons qui viennent.

C'est là que le mot suspicion s'insinue parmi les nombreuses louanges et satisfactions méritées par les grandes performances. Hall Jr n'est pas le premier à parler en ces termes. Il a été interrogé par l'agence de presse australienne AAP et il a répondu. Dans le contexte malheureux du dopage des années 70, 80 et 90, plus surprenantes que l'opinion de Hall sont les expressions d'étonnement et le bruit généré qu'elles ont visiblement provoqué dans l'hémisphère sud.

Hall Jr – qui ne s'est jamais caché de poser les questions qui font mal s'il lui semble approprié de le faire (y compris en posant une questions ouverte – qui reste toujours sans réponse – à son ancienne coéquipière et championne olympique Amy van Dyken sur le comment elle s'était retrouvée sur la liste des clients du laboratoire Balco) – est dans le collimateur en Australie pour avoir osé prononcer les mots suspicion et Sullivan dans la même phrase.

Mais les déclarations de Hall n'étaient pas destinées à être une attaque contre Sullivan ou la natation australienne, Grant Hackett, ou Alan Thompson. Il est facile de comprendre pourquoi ces derniers se sont sentis outragés. Mais les remarques de Hall avaient pour visée de soulever une question qui mérite d'être posée. Si de tels points ne peuvent être débattus dans un contexte de performances exceptionnelles pour les américains et les australiens, cela nous donne d'autant moins de force lorsque nous voulons les aberrations en provenance de n'importe où ailleurs dans le monde, y compris de Chine. Après le "crime sportif du siècle" que fut la RDA, les derniers des mots que tout responsable du monde de la natation devrait prononcer à l'encontre de quiconque soulève la question après l'accomplissement de performances inhabituelle sont "Silence je vous prie" (ou "la ferme!" pour ceux qui préfèrent).

Hall Jr. a confié à SwimNews: "En pointant du doigt qu'il y a suspicion, cela ne signifie pas que je suis responsable de cette suspicion. Cela vient plus de la demi-seconde perdue que du fait que je me fais l'écho des discussions des bords de bassin qui laissent penser qu'une telle amélioration, réalisée dans des conditions légales, est improbable." Une explication qui va sûrement attirer encore plus de coups. Mais il a raison. C'est improbable dans le contexte des années d'expérience sur 50m engrangées par Hall Jr. C'est une course sur laquelle les trois derniers podiums olympiques ont connu des écarts de 0.16s, 0.05s et 0.11s, une épreuve dans laquelle les sprinteurs ont travaillé pendant 8 ans pour gagner 0.2s ou moins sur leur meilleur temps. Les 21.64s de Popov furent jugées extraordinaires, et cela advint 9 ans après qu'il eut réalisé 21.92 dans l'enfer d'une finale olympique.

Alex PopovDe l'amélioration de Sullivan, Hall Jr. déclare: "Elle est du calibre de celle que seuls les tricheurs ont réalisé dans le passé. Pour ôter tant de temps au record de Popov…que fait-il mieux que Popov? C'est la question que la grande majorité devrait se poser, au moins les compétiteurs de ce sport. Sa technique approche-t-elle seulement celle de Popov? Nage-t-il dans les 100km par semaine? A-t-il de meilleures capacités de concentration ou d'expérience? Son entraîneur est-il meilleur? En tant que compétiteur avide d'apprendre, je me pose ces questions et je n'arrive pas à trouver quoi que ce soit qui tienne la route. J'ai le sentiment que l'on me condamne de poser de telles questions."

Il a le sentiment qu'il ne "faisait qu'en raison de la misère du choix du plus grand nombre d'athlètes (dont beaucoup d'américains) qui ont choisi de tricher", les sourcils se sont soulevés.

"Je ne condamne pas Eamon et ce n'est pas une attaque patriotique. J'affirme clairement que ce n'est pas la faute d'Eamon si certains vont le mettre en doute. Et le fait qu'il ait subi des contrôles urinaires et sanguins n'est pas un argument suffisant alors que Marion Jones a été contrôlée bien plus qu'Eamon ne le sera (et elle n'a jamais échoué à un test). Je ne fais qu'essayer de trouver ce qu'il fait si bien et mieux que quiconque d'autre au monde."

Pour l'observateur lambda, les remarques de Hall seront jugées comme des attaques, si ce n'est envers Sullivan, alors à coup sûr envers la fierté australienne. Mais nous ici et vous qui lisez ces lignes nous ne sommes pas des observateurs moyens. Nous savons ce que signifie un temps de 21.56sec, nous savons ce qui s'est passé au sein de la natation, nous avons traversé les années de la RDA et de la Chine, nous vivons maintenant à une époque où les programmes de contrôle ne font pas le poids (et nous ne sommes pas dans la supposition) les thérapies géniques conçues pour les patients atteints de cancer qui ont pour but d'augmenter la masse musculaire et aident le sang à mieux circuler dans les vaisseaux vont atteindre (si ce n'est déjà fait) le monde du sport.

Je suis actuellement en Allemagne et à la télévision allemande ce soir, un programme d'information faisait état des discussions entre le gouvernement allemand, le corps médical et le monde du sport à propos des dangers du dopage génétique. Un des médecins a déclaré: "vous pouvez d'ores et déjà acheter des thérapies géniques sur Internet. Elles étaient destinées à traiter des cancers mais nous savons tous ce à quoi certaines sont destinées. Actuellement, elles ne sont pas détectables mais si nous nous y mettons, elles devraient l'être, nous pourrions les rendre détectables, nous pourrions les rendre détectables dès l'étape de leur conception. Les dangers de ces produits sont dans un sens inconnus s'ils sont pris hors du contexte pour lesquels ils ont été conçus."

Au temps de la RDA, les pharmacologues n'ont pas seulement développé l'Oral Turinabol (les petites pilules bleues de stéroïdes) mais d'autres substances qui n'avaient jamais été testées sur des animaux ou bien lors d'essais cliniques avant d'être administrées à des mineurs – et ces mineurs n'ont pas tous été médaillés olympiques ou du monde, ce furent des gens que nous n'avons jamais vus, des cobayes pour le grand bien de l'idéal communiste vu à travers les yeux embués d'esprits criminels. Des esprits tels le Dr Lothar Kipke, membre de la commission médicale de la FINA et de la LEN et convaincu d'acte criminel en 1999, dix ans après avoir passé vingt ans à planter des aiguilles dans des jeunes filles d'un côté du mur de Berlin alors même qu'il prônait un sport propre auprès des instances olympiques de l'autre côté.

Il ne peut être écarté que de telles choses se sont également produites en Chine dans les années 90. La capacité des hommes pour ce type de méfaits sera toujours avec nous et pas seulement organisé de façon systématique mais aussi à la guise d'entraîneurs Pygmalion ou d'athlètes convaincus que le monde entier se dope donc pourquoi pas eux.

L'Australie ne le sait que trop bien. Elle a été une fervente militante de la lutte antidopage et ses nageurs sont plus contrôlés que ceux de n'importe quel autre pays (les statistiques le confirment). C'est également une nation qui s'approprie le savoir partout où elle peut l'acquérir: il existe une petite collection d'articles est-allemands écrits par deux des plus hautes instances du State Plan 14:25 (planification organisée du dopage en RDA) qui se trouvent sur une étagère quelque part pas très loin de l'AIS (Institut Australien du Sport) qui avait accueilli ces criminels en son sein peu après la chute du mur de Berlin. Cette invitation avait reçu la bénédiction du gouvernement australien l'idée étant de "connaître son ennemi". D'un certain point de vue, cela fait sens. J'aurais moi aussi voulu savoir ce qu'ils savaient. Mais imaginez si la Chine avait fait ainsi. Imaginez les conclusions que nous en aurions tirées. Imaginez ce qu'un tel savoir serait devenu.

Dans un monde si complexe, et où des revenus financiers conséquents peuvent être retirés de la réussite dans le sport – y compris la natation – ces jours-ci, il est salutaire que Hall Jr. parle lorsqu'il le juge bon plutôt que de se taire. Parmi les phrases que les tricheurs aiment entendre citons: "Il ne m'est pas possible de commenter", "il vaut mieux ne pas aller sur ce terrain", "je pense que c'est un tricheur mais n'écrivez pas cela venant de moi", "tant qu'il n'y a pas de contrôle positif, nous devons être convaincus que le sport est propre."

Non, nous ne devons pas raisonner ainsi. Il n'y a pas eu de contrôles positifs à Rome en 1994 mais nous savions ce qui se passait ; il n'y a pas eu de contrôles positifs à Atlanta mais nous savions ce qui se tramait derrière une triple championne irlandaise ; il n'y a pas eu de contrôle positif pour aucun nageur est-allemand à l'époque, et suffisamment d'éléments avaient été révélés avant que la preuve ne soit sauvée du destructeur de documents.

Avec ces éléments en arrière plan, Hall Jr. ne mérite pas d'être traité comme celui qui laisse le renard rentrer dans le poulailler. Ceux qui se sont sentis offensés par ses remarques devraient plutôt lui apporter la contradiction. Laissez la lumière allumée pour que tout le monde puisse voir ce qui rend Sullivan si spécial. Travailler dur et une préparation sans blessure sont des explications applicables à bon nombre de sprinteurs tout autour du monde, y compris pour la trentaine d'individus qui étaient devant Sullivan il y a deux ans et qui sont maintenant assis en se grattant la tête, perplexes. La même chose est valable pour ceux qui ont changé de division depuis Melbourne 2007.

J'ai eu le privilège d'assister et de gribouiller des articles tout au long de la carrière de Popov et de Hall à leur sommet. Il y avait de grandes différences d'approche prises par les deux hommes et par ceux qui les ont aidés chemin faisant. Il y a eu des points communs également. Et toutes ces années de confrontation entre deux talents grandioses, ils ont réussi à nager juste 0.21sec au-dessus de la période 1986-1990 appartenant à Biondi et Jager. Il allait bien venir un jour où quelqu'un de plus rapide se présenterait. Mais l'école pékinoise des sprinteurs menace d'offrir un podium qui pourrait améliorer les records dans une période de deux ans avec une marge qui avait pris plus de vingt ans pour arriver au même résultat pour la génération précédente.

Michael PhelpsSi l'alchimie des spéculations prend forme à Pékin, il ne sera pas incongru de poser la question: comment cela est-il possible? La réponse ne devrait pas être donnée en soupirant et en gémissant sur le thème qu'il est lamentable que les grandes performances en natation provoquent la suspicion. Cette position est usante. Tout comme les récompenses financières font partie du monde du nageur moderne et de son entourage, la nécessité de répondre à chacune des questions qui leur sont soumises est impérative. C'est une des composantes du boulot. Michael Phelps et Bob Bowman ne cessent de le faire. Les centaines d'articles sur la "balle de Baltimore", chacun étant estampillé "exclusif" alors qu'aucun ne mérite cette distinction, témoignent de la politique de relative ouverture d'un tandem qui sait qu'il n'est pas possible d'aller avec assurance là où aucun autre homme n'a été auparavant sans que quelqu'un demande comment est-ce possible? Sullivan, Bernard, Nystrand et les autres devront encore et encore affronter cette question d'ici à Pékin après être descendus sous les 22 secondes, bien en deçà pour le français et dans le cas de l'australien, dans une autre dimension.

Ils devraient saisir la chance de partager les merveilles de leur nouveau monde et l'intérêt qu'il y aurait à exposer la nature de la préparation nécessaire pour un voyage dans un pays qui surpasse les géants Jager, Biondi, Popov et Hall Jr.

Dans le même temps, dans la prochaine étape de la guerre contre le dopage – et qui devrait être sanglante – les personnes en charge des contrôles anti-dopage, y compris l'AMA et le CIO, doivent dépenser moins d'énergie à se vanter que "tous les contrôles se sont révélés négatifs" et plus dans un débat ouvert à propos des faiblesses du système de contrôle qui a fait que Marion Jones a été prise uniquement lorsqu'elle l'a souhaité. Admettre la fragilité est la première étape pour devenir plus fort et une partie de ce processus est la capacité à débattre de telles questions comme celles soulevées par Hall sans être mis à mal par la trompette d'un Bushman.

Je vous laisse avec les pensées de deux américains qui ont traversé les années de la RDA:

"La chose la plus importante est que nous continuions à être vigilant et à développer une attitude de rejet (envers les tricheurs NDLT)", Mark Schubert, entraîneur en chef des États-Unis et ancien entraîneur de Shirley Babashoff, une nageuse qui s'est vue voler ce qui aurait été, à n'en pas douter, une place parmi les grandes légendes du sport.

"En 1995, au stage ASAC de la Nouvelle Orléans, j'ai affirmé le besoin de mener une guerre contre le dopage ; je n'avais que le plus ténu des espoirs que cette guerre devienne celle de la FINA. Lors de cet extraordinaire congrès, le président Mustapha Larfaoui l'a appelée la guerre de la FINA contre le dopage… Halleluia, Halleluia, Halleluia." John Leonard, président de l'association internationale des entraîneurs de natation lors du congrès extraordinaire de la FINA de 1999 réuni pour régler le problème de la crise chinoise.

Titre original: The Need For Speed And Questions
Auteur: Craig Lord
Photos Melbourne 2007, CIO et TimedFinals

Voir aussi:

Fighting words sur SwimNetwork

NDLR: Eamon Sullivan est toujours sur les sites web de fournisseurs de "suppléments nutritionnels"