Agnès Kovacs et le MACS... "une affaire difficile"
Nov 13, 2007
Craig Lord ( et Guillaume Deutsch)

Parfois un contrôle anti-dopage peux tourner au cauchemard, comme un remake d'un James Bond...

photo: Guillaume Deutsch

Le 30 Octobre, à 7h56, les contrôleurs de l'agence de lutte contre le dopage hongroise ( MACS ) se sont présentés auprès de Györy Turi, l'entraineur d'Agnès Kovacs. Dans les vestiaire à ce moment, la nageuse championne olympique, sept fois championne d'Europe et double championne du monde à produit un échantillon de 25 millilitres d'urine alors qu'habituellement, lors de cette procédure, il est nécessaire de recueillir 75ml. Cependant, l'équipe médicale aurait accepté de la laisser se rendre à un rendez-vous.

Solicitée par Sir Roger Moore ("le Saint" en 1962 à 1969 puis "James Bond" de 1973 à 1985 ) afin de devenir ambassadrice sportive de l'UNICEF le 29 Octobre au soir, il ne semblait pas raisonnable d'annuler l'entretien avec l'acteur britannique lorsque le contrôle est survenu.

 

Agnes et son entraineur ont pourtant demandé aux médecins de les suivre à l'hotel qui se trouvait à bonne distance de la piscine, afin de ne pas manquer le rendez-vous, et continuer le contrôle ensuite. Les contrôleurs ont admis ce fait, mais n'ont pas souhaité suivre la sportive.

Tamás Gyárfás, le Président de l'Association de Natation hongroise depuis 1993, a décrit le cas Kovács comme "extrêment difficile pour l'instant".

"Elle n'a pas évité les contrôleurs, au contraire, ayant été informé de leur arrivée elle est restée à leur disposition mais elle n'a pas été en mesure de produire la quantité nécessaire d'échantillon d'urine", affirme son entraineur.

Gyárfás a confirmé que dans une lettre datée du 7 novembre l'association Hongroise Anti Dopage a informé l'Association de Natation hongroise, qu'ils commencent des procédures disciplinaires contre Ágnes Kovács.
«On m'a trompée volontairement, les contrôleurs m'ont laissée partir (...) sans problèmes en m'assurant qu'ils reviendraient plus tard pour prendre un nouvel échantillon», a-t-elle déclarée.

Laszlo Kiss, le sélectionneur des nageurs hongrois et entraîneur des grands anciens comme Krisztina Egerszegi et Karoly Güttler, apporte son soutien à Agnès, qu'il estime "humiliée" par cette affaire.

"Selon le code de l'agence mondiale antidopage WADA, le refus de présenter un échantillon est un comportement qui étaye le soupçon de délit de dopage", note Agnes Tiszaker, directrice de la MACS.

Le jugement sera rendu le 15 Novembre à 11h30.
"En espérant que le bon sens prédominera".