Parfois un contrôle anti-dopage peux tourner au cauchemard, comme un remake d'un James Bond...
photo: Guillaume Deutsch
Le 30 Octobre, à 7h56, les contrôleurs de l'agence de lutte contre le dopage hongroise ( MACS ) se sont présentés auprès de Györy Turi, l'entraineur d'Agnès Kovacs. Dans les vestiaire à ce moment, la nageuse championne olympique, sept fois championne d'Europe et double championne du monde à produit un échantillon de 25 millilitres d'urine alors qu'habituellement, lors de cette procédure, il est nécessaire de recueillir 75ml. Cependant, l'équipe médicale aurait accepté de la laisser se rendre à un rendez-vous.

Solicitée par Sir Roger Moore ("le Saint" en 1962 à 1969 puis "James Bond" de 1973 à 1985 ) afin de devenir ambassadrice sportive de l'UNICEF le 29 Octobre au soir, il ne semblait pas raisonnable d'annuler l'entretien avec l'acteur britannique lorsque le contrôle est survenu.
Agnes et son entraineur ont pourtant demandé aux médecins de les suivre à l'hotel qui se trouvait à bonne distance de la piscine, afin de ne pas manquer le rendez-vous, et continuer le contrôle ensuite. Les contrôleurs ont admis ce fait, mais n'ont pas souhaité suivre la sportive.
Tamás Gyárfás, le Président de l'Association de Natation hongroise depuis 1993, a décrit le cas Kovács comme "extrêment difficile pour l'instant"."Elle n'a pas évité les contrôleurs, au contraire, ayant été informé de leur arrivée elle est restée à leur disposition mais elle n'a pas été en mesure de produire la quantité nécessaire d'échantillon d'urine", affirme son entraineur.
"Selon le code de l'agence mondiale antidopage WADA, le refus de présenter un échantillon est un comportement qui étaye le soupçon de délit de dopage", note Agnes Tiszaker, directrice de la MACS.